Simplon.co : une voie gratuite vers les métiers du numérique

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Se former au numérique quand on n’a ni diplôme technique ni budget à consacrer à une école privée reste, pour beaucoup, un vrai casse-tête. C’est exactement le créneau qu’occupe Simplon.co, un réseau de formation lancé en France il y a plus de dix ans et aujourd’hui présent dans plusieurs pays, avec des antennes locales appelées « fabriques » ou « Simplon houses ».

Un modèle sans droits d’inscription

Le principe tient en une phrase que l’organisme met en avant sur son propre site : « Simplon vous accompagne simplement pour développer vos compétences numériques et rend les métiers de la tech accessibles à toutes et à tous. » Concrètement, les parcours sont intégralement financés, ce qui élimine la barrière la plus dissuasive pour une personne en reconversion ou sans emploi : le coût de la formation elle-même.

« Simplon vous accompagne simplement pour développer vos compétences numériques et rend les métiers de la tech accessibles à toutes et à tous. » — présentation officielle, simplon.co

Quatre filières, du niveau découverte au bac +5

Le réseau structure son offre autour de quatre grandes filières : le développement (front, back, mobile), les réseaux et la cybersécurité, la data et l’intelligence artificielle, et les compétences numériques plus généralistes, utiles à toute personne qui veut simplement gagner en autonomie avec les outils du quotidien. Les parcours vont d’un niveau découverte, accessible sans prérequis, jusqu’à des formations de niveau bac +5, ce qui permet d’entrer par le bas de l’échelle et de progresser sans changer d’organisme.

Aucun prérequis de diplôme

C’est sans doute la caractéristique la plus différenciante du modèle : l’admission ne repose pas sur un diplôme mais sur la motivation et, selon les parcours, un test de logique ou un entretien de sélection. Cette porte d’entrée ouverte explique pourquoi Simplon attire un public très large, des jeunes sortis du système scolaire sans qualification jusqu’à des cadres en reconversion complète après quinze ans dans un autre secteur.

Une attention particulière à la mixité

Le réseau met également en avant sa politique d’inclusion, avec un focus assumé sur l’égalité femmes-hommes dans un secteur où les femmes restent minoritaires : près de 36 % des personnes formées sont des femmes selon les chiffres communiqués par l’organisme, un taux nettement supérieur à la moyenne du secteur numérique en France.

Ce qu’il faut vérifier avant de candidater

Comme pour toute formation gratuite très demandée, les places sont limitées et la sélection réelle, même sans diplôme requis. Il est utile de se renseigner localement sur le calendrier des sessions, le format (temps plein ou alterné) et le taux de sortie vers l’emploi de la filière visée, ces indicateurs variant sensiblement d’une fabrique à l’autre selon le bassin d’emploi local.

Le déroulement type d’une candidature

La procédure d’entrée diffère volontairement d’un recrutement classique. Après un dossier de candidature simplifié, la sélection repose le plus souvent sur un test de logique conçu pour évaluer le raisonnement plutôt que des connaissances techniques préalables, puis sur un entretien de motivation où l’expérience de reconversion, même hors du numérique, compte autant que les compétences déjà acquises. Ce format explique pourquoi des profils très hétérogènes se retrouvent dans une même promotion : anciens commerciaux, artisans, personnes sans activité depuis plusieurs années.

L’accompagnement ne s’arrête pas à la formation

Au-delà des cours eux-mêmes, chaque fabrique locale propose généralement un accompagnement vers l’emploi une fois le parcours achevé : ateliers de préparation aux entretiens, mise en relation avec des entreprises partenaires du bassin d’emploi, suivi individuel pendant les premiers mois de recherche. Cette dimension, moins visible qu’un programme de cours, pèse pourtant beaucoup dans la réussite de la reconversion, notamment pour des candidats qui n’ont plus cherché un emploi depuis longtemps et ont besoin de retrouver des repères sur un marché du travail qui a changé.

Le réseau reste financé par un mélange de fonds publics, de partenariats d’entreprises et de mécénat, ce qui explique à la fois sa gratuité pour les stagiaires et la variabilité du nombre de places ouvertes d’une année sur l’autre selon les financements obtenus localement.


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